Le blason de la commune de Coulomby trouve son origine dans les armes de la famille De La Tour-Saint-Quentin, dont étaient issus notamment les comtes de Seninghem ainsi que plusieurs anciens seigneurs de Coulomby. Ces armes historiques constituaient le point de départ de l’identité héraldique du village.
Afin de créer ses propres armoiries communales, la commune a procédé à plusieurs adaptations symboliques. Le franc quartier d’azur a été supprimé, une bordure a été ajoutée, et la bande initiale a été chargée d’une colombe dite « parlante », faisant directement référence au nom de Coulomby.
Ce travail de transformation permet d’allier l’héritage historique des anciennes familles seigneuriales à une identité propre, représentative de la commune actuelle et de son histoire locale.
Les armes de Coulomby ont été officiellement adoptées par délibération municipale du 29 mars 1996, devenant ainsi un symbole officiel de la commune
L'église Saint-Martin
L’église Saint-Martin de Coulomby constitue un élément majeur du patrimoine communal. Édifiée au XVe ou au XVIe siècle, elle repose sur les bases d’un édifice plus ancien dont subsiste encore aujourd’hui la base de la tour d’époque romane. Cette partie ancienne, initialement dépourvue de portail extérieur, ne comportait que quelques baies étroites, témoignant de son architecture primitive.
Le chœur de l’église est remarquable par sa voûte en pierre blanche, qui confère à l’ensemble une atmosphère à la fois sobre et lumineuse. La nef, dont une partie remonte au XVIe siècle, a connu d’importants travaux d’agrandissement entre 1891 et 1893, réalisés par l’architecte Jean-Baptiste Gay. Ces travaux auraient été financés en partie par un paroissien, témoignant de l’attachement local à l’édifice.
Le clocher, quant à lui, a été reconstruit entre 1898 et 1900 sous la direction de l’architecte Léon Libersalle. Sa partie supérieure a été refaite avec une flèche en charpente recouverte d’ardoises, de forme octogonale reposant sur une base carrée, donnant à l’église sa silhouette actuelle. Ces importantes transformations de la fin du XIXe siècle ont profondément modifié l’édifice et ont notamment entraîné la disparition de la date de 1584, autrefois inscrite sur l’arc triomphal séparant la nef du chœur.
À l’intérieur, l’église conserve plusieurs éléments remarquables du patrimoine mobilier. Le confessionnal en chêne, de style Louis XV, est daté de 1775 sur son fronton, attestant de la richesse artistique de l’édifice. On y trouve également une cloche fondue par Drouot en 1843, d’un diamètre de 97 centimètres et d’un poids de 542 kilos, qui continue de rythmer la vie du village.
La Chapelle Notre-Dame du Bon Secours
La chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours est située sur l’ancienne place du hameau des Harlettes, rue de la Chapelle, sur une parcelle communale. Perchée à environ 200 mètres d’altitude, elle constitue l’un des édifices religieux les plus élevés du département du Pas-de-Calais.
Édifiée à l’origine et bénie le 15 août 1872 sous le vocable de Notre-Dame-des-Victoires, la chapelle a probablement été remaniée après la Première Guerre mondiale et dédiée à Notre-Dame-du-Bon-Secours. Elle a été reconstruite en partie par une famille de Coulomby en remerciement du retour vivant de leurs fils après la Grande Guerre, en hommage également aux soldats disparus.
Lieu de culte et de recueillement, la chapelle a longtemps accueilli des célébrations religieuses, notamment les vêpres du 15 août, traditionnellement célébrées par le curé de Coulomby. Elle constitue aujourd’hui un symbole fort du patrimoine local et de la mémoire collective du village.
La chapelle se distingue par une architecture singulière, rare dans le Pays de Lumbres. Elle est composée d’un chœur en pierre reposant sur un soubassement en brique, surmonté d’une corniche à cavet. Sa toiture, initialement en petites tuiles grises, est accompagnée d’une tour sans cloche coiffée d’une flèche en ardoise à quatre pans.
À l’intérieur, on retrouve un autel en bois surmonté d’un retable, ainsi que des éléments décoratifs simples témoignant de son caractère votif. L’ensemble forme un édifice à la fois modeste et remarquable par son authenticité.
La chapelle a fait l’objet d’une importante restauration engagée par la commune afin de préserver ce patrimoine et de le valoriser comme élément touristique et historique.
Le chantier, mené à partir de 2018, a mobilisé de nombreux bénévoles, élus et artisans locaux. Les travaux ont permis de retrouver l’aspect originel de l’édifice grâce au grattage des enduits successifs, à la reprise des joints à la chaux, à la restauration de la pierre et à la réfection de la toiture en ardoise.
De nombreux partenaires et habitants se sont investis dans ce projet, illustrant l’attachement de la commune à son patrimoine.
Rénovée et remise en valeur, la chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours a été bénie à nouveau le 16 juillet 2022 et inaugurée par la municipalité. Elle s’inscrit aujourd’hui comme un lieu emblématique de Coulomby, mêlant histoire, mémoire, spiritualité et patrimoine rural.
Le puits en bâtière
Coulomby fait partie de ces villages-rues caractéristiques du territoire, installés le long de petits cours d’eau. Le ruisseau de Coulomby alimente notamment l’Urne à l’eau, déjà cité en 1807 dans l’Almanach du Pas-de-Calais, avant de rejoindre le Bléquin. Situé en fond de vallée, le village a longtemps été exposé aux crues hivernales, au point que certains anciens ouvrages évoquent des épisodes où « les puits vomissaient l’eau ».
Avant l’arrivée de l’eau courante dans les campagnes, les puits communaux constituaient la principale source d’approvisionnement en eau pour les habitants. Mais au-delà de leur fonction utilitaire, ils étaient aussi de véritables lieux de vie sociale où les habitants se retrouvaient pour échanger et partager les nouvelles du village.
Sur la place de Coulomby, à la fin du XIXe siècle, fut installé un puits en bâtière, typique de l’architecture rurale locale.
Le puits en bâtière est un ouvrage couvert par une toiture à deux pans, rappelant la forme d’une selle ou d’un “bât” (ancien français “bast”), utilisé autrefois pour le portage des charges sur les animaux. Cette forme architecturale se termine par deux pignons aux extrémités.
Peu profond, le puits atteint environ une vingtaine de mètres, l’eau se situant à environ quatre mètres de profondeur. À l’origine, sa structure combinait une base en briques et un habillage en bois, avec une partie ouverte et une partie supérieure couverte. Un système de manivelle permettait de descendre et remonter les seaux, tandis qu’une trappe latérale facilitait la récupération de l’eau.
Très dégradé avec le temps, le puits a été restauré en 2008 par le Parc naturel régional des Caps et Marais d’Opale afin de préserver cet élément du petit patrimoine rural.
À cette occasion, une sonde de mesure du niveau d’eau a été installée. Depuis cette restauration, l’accès direct au puits n’est plus autorisé afin de garantir sa conservation et la sécurité du site.
Aujourd’hui, le puits en bâtière de Coulomby constitue un témoignage précieux de la vie quotidienne d’autrefois. Il rappelle à la fois l’histoire rurale du village, les conditions de vie des habitants et l’importance de l’eau dans l’organisation des communautés locales.
Le monument aux morts
Le monument aux morts de Coulomby occupe une place centrale dans la mémoire collective de la commune. Érigé à la suite de la Première Guerre mondiale, il rend hommage aux enfants de Coulomby « morts pour la France », tombés au combat ou disparus lors des conflits du XXe siècle.
Installé au cœur du village, il constitue un lieu de recueillement et de commémoration lors des cérémonies officielles, notamment chaque 11 novembre et 8 mai.
Comme dans de nombreuses communes françaises, le monument aux morts de Coulomby a été édifié dans l’élan national d’après-guerre afin de perpétuer le souvenir des soldats disparus.
Les noms gravés sur la pierre rappellent le sacrifice des habitants de la commune mobilisés lors des différents conflits, principalement :
- La Première Guerre mondiale (1914-1918)
- La Seconde Guerre mondiale (1939-1945)
Ce monument est un symbole fort du devoir de mémoire transmis de génération en génération.
Le monument aux morts s’inscrit dans la tradition des monuments édifiés dans les années 1920 dans les communes rurales de France. Généralement financés par des souscriptions publiques et des aides communales, ces édifices témoignent de l’attachement des habitants à honorer leurs disparus.
À Coulomby, il demeure un point central des cérémonies patriotiques organisées par la commune et les associations d’anciens combattants.
Au-delà de sa fonction commémorative, le monument aux morts est aujourd’hui un lieu de rassemblement citoyen lors des commémorations nationales.
Il incarne :
- le souvenir des soldats de la commune
- la transmission de la mémoire historique
- le respect dû aux générations passées
- l’unité du village autour de son histoire
Chaque cérémonie est un moment de recueillement et de partage intergénérationnel.
Le monument aux morts de Coulomby est bien plus qu’un simple édifice commémoratif : il représente un lien entre le passé et le présent, rappelant le prix de la paix et l’importance du devoir de mémoire.
Il demeure aujourd’hui un élément essentiel du patrimoine communal et un repère historique pour les habitants comme pour les visiteurs.